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Un plan de refondation pour l’Afpa, dont la situation est « tendue mais maîtrisée »

Quinze jours après la nomination de son nouveau président, Yves Barou, le premier organisme de formation en France semble pouvoir respirer à nouveau. Dans l’actuelle phase de transition, la nouvelle direction doit traiter deux urgences : gérer le court terme et élaborer un plan de refondation, « basé notamment sur les expérimentations en cours en province », et qui sera rendu public le 1er décembre.

L’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) emploie 9150 personnes et dispose de 210 centres. L’ouverture à la concurrence du marché de la formation en 2009 lui a porté un coup dur : le chiffre d’affaires est passé de 1 milliard d’euros en 2008 à 865 millions en 2011, avec un déficit de 53 millions d’euros. Ces difficultés ont été aggravées par les déboires de Dexia, financeur de l’organisme de formation, et par une crise de gouvernance soldée par la démission de l’ancien président Jean-Luc Vergne.

Mal organisée, l’Afpa n’a pas su s’adapter suffisamment rapidement au changement de business model. En particulier, plusieurs dizaines de millions d’euros de factures n’ont pas été expédiées envers les conseils régionaux, qui représentent 50% du chiffre d’affaires. L’Afpa remplit de moins en moins ses sessions de formation : sur les 37000 places disponibles pour Pôle emploi au 2e semestre 2012, 25000 ne sont pas encore pourvues.

Le nouveau directeur délégué chargé des affaires budgétaires et financières, Pierre Lepetit, a déclaré que la trésorerie est aujourd’hui suffisante sur les trois prochains mois, et qu’il serait possible de faire face aux échéances jusqu’à la fin de l’année.

Yves Barou prévoit le recrutement à l’automne d’un directeur général au profil d’entrepreneur pour le seconder sur la mise en œuvre des quatre axes d’effort : développer l’activité notamment auprès des entreprises, donner une place plus grande aux prescripteurs régionaux, améliorer la compétitivité notamment en matière d’innovation pédagogique, et enfin renforcer l’assise financière en rationnalisant l’immobilier.

Auteur : Godefroy Picart

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