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La Cour des comptes pointe du doigt l’insuffisance de l’effort de formation des demandeurs d’emploi

Dans un rapport publié mardi 22 janvier, la Cour des comptes fustige l’inefficacité et le coût du système français de formation professionnelle continue, qui ne profite toujours pas aux publics les moins qualifiés malgré de récentes réformes.

La Cour des comptes souligne l’insuffisance de l’effort de formation des demandeurs d’emploi. Bien qu’ils visent à favoriser le retour à l’emploi, les contrats aidés et les contrats de professionnalisation ont été trop peu orientés vers les demandeurs d’emploi les moins diplômés. En outre, le contrat de sécurisation professionnelle (CSP), destiné au reclassement des demandeurs d’emploi, n’a été mobilisé qu’au profit des seuls salariés licenciés, sans réelle appréciation de la distance du bénéficiaire à l’emploi.

Le rapport critique également la complexité de la gouvernance publique et paritaire. Les différents acteurs des politiques de formation que sont l’Etat, les Régions, les partenaires sociaux et leurs différents opérateurs (Pôle emploi, Opca...) mènent des actions « qui se superposent sans faire l’objet d’une véritable coordination ».

Parmi ses 26 recommandations, la Cour des comptes propose :
- le ciblage de l’offre de formation professionnelle par Pôle emploi vers les publics prioritaires ;
- la simplification dans le nouvel acte de décentralisation, des compétences et des décisions en matière d’emploi et de formation ;
- l’amélioration de l’efficacité et de la transparence de la gestion du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).

Auteur : Godefroy Picart

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